Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou à Jérusalem, le 29 novembre 2015. – Dan Balilty/AP/SIPA

Israël souhaite éviter de nouvelles tensions avec les Etats-Unis.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a réclamé ce mercredi le report de l’examen de permis de construire dans des quartiers de colonisation à
Jérusalem-Est. Le président du comité de planification et de construction «nous a dit que (cet examen) avait été retiré de l’agenda à la demande du Premier ministre», avant le discours
du secrétaire d’Etat John Kerry sur le conflit israélo-palestinien prévu plus tard dans la journée, a indiqué Hanan Rubin, un conseiller municipal

>> A lire aussi : Pour Netanyahou, la résolution de l’ONU sur les colonies est «biaisée et honteuse»

Un comité de planification devait discuter ce mercredi de la délivrance d’un permis de construire pour 618 logements à Jérusalem-Est, partie palestinienne de la ville sainte occupée et annexée par Israël, selon l’ONG anticolonisation Ir Amim.

Vendredi et pour la première fois depuis 1979, le Conseil de sécurité de l’ONU a demandé à Israël de cesser la colonisation dans les Territoires palestiniens et à Jérusalem-Est, dans une résolution permise par la décision des Etats-Unis de ne pas utiliser leur droit de veto.

La résolution de l’ONU approuvée par 14 pays

Le maire adjoint de Jérusalem, Meïr Turgeman, qui préside ce comité, avait indiqué que le vote vendredi à l’ONU d’une résolution exhortant Israël à «cesser immédiatement et complètement toute activité de colonisation en territoire palestinien occupé, dont Jérusalem-Est» ne remettait nullement en question cette réunion, prévue de longue date. «Nous discuterons de manière sérieuse de tout ce qu’il y a sur la table», avait-il assuré.

L’ONG Ir Amim a précisé que les constructions concernaient les quartiers de colonisation de Pisgat Zeev (140 logements), Ramat Shlomo (262) et Ramot (216), à Jérusalem-Est occupé et annexé. La résolution de l’ONU, la première à condamner la colonisation israélienne depuis 1979 -même si elle ne prévoit pas de sanctions- a été approuvée vendredi par 14 pays membres du Conseil de sécurité.

Abstention des Etats-Unis

Les Etats-Unis se sont abstenus, permettant l’adoption du texte qui a provoqué la colère de l’Etat hébreu. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a vivement critiqué le président américain Barack Obama, accusé d’avoir fait un «coup anti-israélien honteux» aux Nations unies. Washington a de son côté annoncé que le secrétaire d’Etat John Kerry présenterait mercredi la vision qu’avait l’administration américaine sortante du processus de paix israélo-palestinien.

>> A lire aussi : Israël fulmine, l’OLP et la Ligue arabe saluent une décision «historique»

«Nous ne l’avons pas laissé tomber et nous ne pensons pas que les Israéliens et les Palestiniens doivent également (l’abandonner)», a déclaré mardi soir le porte-parole de la diplomatie américaine, Mark Toner.

John Kerry pense que «c’est de son devoir, dans ses dernières semaines et derniers jours en tant que secrétaire d’Etat, de présenter ce qu’il pense être le chemin vers une solution à deux Etats», selon Mark Toner.

Mots-clés :