Les véhicules des policiers du Service de traitement judiciaire des actions routières de la préfecture de Paris sont «la risée du Tout-Paris» car ils sont maculés de fientes de pigeons. (Illustration) – ALLILI MOURAD/SIPA

Le 13 décembre, la section parisienne du syndicat policier Alliance a posté sur sa page Facebook un tract intitulé « Les fientes du Niagara ». On y apprend les difficiles conditions de travail des agents du Service de traitement judiciaire des actions routières (STJA). Habitués à enquêter sur « les accidents mortels ou graves survenus sur les routes de Paris et du périphérique », selon le site de la préfecture de police de Paris, les policiers sont avant de partir en intervention contraints de combattre les fientes de pigeons.

S’ils n’ont pas le temps, ils se déplacent avec des véhicules maculés de déjections aviaires. « L’image que ça renvoie au public, témoigne un policier dans Le Parisien. Les gens nous voient arriver avec nos voitures, se marrent et nous prennent en photo. » Le
syndicat Alliance enchaîne : « Jusqu’à quand l’administration laissera nos collègues du STJA être la risée quotidienne du Tout-Paris ? »

« Pas question de couper les branches »

Le hic selon le quotidien, c’est que les véhicules du STJA sont garés « sous trois beaux arbres. Et il n’est pas question de couper les branches », annonce Jean-Yves Pinel, adjoint au maire du 15e en charge de la propreté.

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Sur le site de la ville de Paris, sept méthodes sont données pour éloigner les pigeons : des picots à l’électrorépulsion via les pyramides. Le syndicat Alliance demande à la mairie de Paris « l’installation en urgence d’effaroucheurs ».

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