Des rebelles syriens à l’entrée de Hama en Syrie. – OMAR HAJ KADOUR

Théoriquement, plus aucun combat ne devait avoir lieu
en Syrie après le début de la trêve, ce jeudi à minuit. Mais dans les faits, plusieurs affrontements ont été signalés, à peine deux heures
après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu. Dans la nuit, des accrochages ont été signalés
dans la province de Hama (nord). « Le cessez-le-feu est respecté dans la plupart des régions de Syrie (…) mais des factions islamistes ont attaqué des positions du régime près de la ville chrétienne de Mahrada », a indiqué Abdel Rahman, chef de
l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Selon lui, « des petits groupes rebelles et des forces loyalistes cherchent à détruire la trêve ».

Des affrontements entre les forces du régime syrien et des groupes rebelles ont par ailleurs éclaté vendredi matin près de Damas. Il n’était pas possible dans l’immédiat de savoir qui des belligérants avait lancé les hostilités, a souligné l’Observatoire, précisant que les hélicoptères du gouvernement frappaient le secteur.

Deux villages pilonnés

L’un des porte-parole du groupe rebelle Djaïch al-Nasr, Mohammed Rachid, a affirmé quant à lui que les troupes du régime de Bachar al Assad avaient violé la trêve en pilonnant les villages d’Atchan et de Skeïk, dans la province d’Idlib, qui jouxte celle de Hama.

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Le cessez-le-feu est entré en vigueur jeudi à minuit (22h GMT) avant l’ouverture de négociations de paix, en vertu d’un accord conclu sous l’égide de la Russie et de la Turquie, sans les Etats-Unis. L’accord, qui n’implique pas ceux que les parties désignent comme « terroristes », tel
le groupe Etat islamique (EI), avait été annoncé dans la journée par
le président russe Vladimir Poutine et confirmé par l’armée syrienne et la Coalition nationale syrienne (CNS), principale composante de l’opposition en exil.

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