Des fleurs déposées au marché de Noël à Berlin au lendemain de l’attentat qui a fait 12 morts et 48 blessés, le 20 décembre 2016 – Markus Schreiber/AP/SIPA

Il était le seul suspect de complicité interpellé en Allemagne dans l’enquête sur l’attentat au camion-bélier commis à Berlin.

Un Tunisien de 40 ans a été mis hors de cause et libéré, a annoncé ce jeudi une porte-parole du parquet fédéral.

Enquête

La suite des investigations a montré que cet homme « n’était pas le possible contact d’Anis Amri », Tunisien de 24 ans considéré par les autorités allemandes comme l’auteur de l’attentat et tué vendredi dernier en Italie, a-t-elle dit.

« Il a dès lors été libéré », a ajouté la porte-parole, Frauke Köhler.

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Selon elle, ce Tunisien avait été arrêté mercredi car il était suspecté d’avoir été le destinataire d’une photo et d’un message envoyés par l’auteur présumé de l’attaque.

La porte-parole a par ailleurs annoncé que la revendication de l’organisation de l’Etat islamique transmise peu après l’attentat du 19 décembre qui a fait 12 morts avait été jugée « authentique ».

Le conducteur du camion mort avant l’attentat

Enfin, elle a confirmé les informations de plusieurs médias allemands indiquant que le système de freinage automatique anticollision du poids lourd avait fonctionné, arrêtant la course mortelle du camion après 70 à 80 m.

« C’est pour cela que des conséquences encore pires ont été évitées », a dit Fraude Köhler.

La porte-parole a par ailleurs confirmé que le conducteur polonais du camion volé par Amri, Lukasz Urban, était déjà mort au moment de l’attentat, alors que dans un premier temps les enquêteurs ont cru que c’était lui qui avait permis d’arrêter le véhicule, son corps ayant été retrouvé dans la cabine.

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