François Hollande lors de ses voeux aux Français en 2012 – LIONEL BONAVENTURE / POOL / AFP

Derniers vœux et puis s’en va.

Le président François Hollande présentera ce samedi à 20h ses ultimes vœux du Nouvel An aux Français, un exercice traditionnel qui prendra cependant valeur de test de sa popularité,
un mois après son renoncement à une candidature en 2017.

L’audience de ces vœux en donnera un premier indice, trois jours après la grâce très commentée accordée à Jacqueline Sauvage et avant la prochaine vague de sondages, ceux de décembre ayant été marqués par un regain de popularité. Mais quels vont être les sujets abordés par le président ?

Des vœux personnels. Sur la forme, explique-t-on à l’Élysée, le Président s’en tiendra à la tradition : une déclaration de moins de dix minutes enregistrée peu avant sa diffusion sur les chaînes de radio et de télévision dans le salon Alexandre III du palais présidentiel.

Le chef de l’Etat, poursuit-on, « aura à cœur de soigner ces derniers vœux du quinquennat avec un texte très personnel qu’il écrira de la première à la dernière ligne ».

>> A lire aussi : Etes-vous incollable sur l’actualité politique de l’année 2016?

Quant au fond, il devrait s’articuler autour d’un triple message.

Un bilan de l’année. Premier message : le retour sur l’année 2016, « une année d’épreuves, avec la guerre en Syrie, en Irak et aux portes de l’Europe, en Ukraine ou au Sahel, et les attentats de Magnanville, de Nice, de Saint-Etienne-du-Rouvray ou de Berlin ». Cette année, devrait également relever François Hollande, restera marquée aussi « par la montée des populismes en Europe et dans le monde et les incertitudes nées du Brexit ».

Second message : « les réformes commencent à porter leurs fruits ». Le chef de l’Etat en voudra pour preuve, explique-t-on, « la reprise économique qui a commencé à s’affirmer et le chômage qui a commencé à baisser ».

Quant au troisième message, il portera sur « les enjeux pour 2017 ».

>> A lire aussi : Les cartes de voeux de l’Élysée imprimées par l’ex-otage des frères Kouachi

L’exécutif « continuera d’utiliser chaque jour, chaque heure, chaque minute, chaque seconde de son mandat pour protéger les Français, préparer l’avenir qu’il s’agisse de la lutte contre le terrorisme et contre le chômage ou de la relance de l’investissement », souligne-t-on à l’Élysée.

Les élections en ligne de mire. Mais 2017 sera aussi et surtout une année électorale avec la primaire de la gauche, les 22 et 29 janvier, la présidentielle, le 23 avril et le 7 mai, puis les législatives des 11 et 18 juin. Et à ce propos, souligne un proche, le président « sera très vigilant sur les valeurs républicaines, la défense de nos valeurs sociales et du service public ».

Depuis quelques semaines, le chef de l’Etat cible sans le nommer François Fillon dans pratiquement tous ses déplacements, pointant à demi-mot le libéralisme de son programme.

>> A lire aussi : La liste des 7 candidats en course pour la primaire à gauche

François Hollande ressent « une inquiétude face à la force de l’extrême droite et le programme de la droite, la plus dure, libérale et réactionnaire », confie un intime. Mais il s’alarme aussi de « ce qui menace la gauche : l’élimination au premier tour de la présidentielle dans un premier temps et sa disparition dans un second temps ».

Mots-clés :