Jane Birkin en concert à Madrid le 18 mai 2012. – EFE/SIPA

« Je n’avais pas à me plaindre… » C’est par ces mots que Jane Birkin répond à Thierry Demaiziere, lorsqu’elle est interrogée sur sa traversée du désert après la disparition de sa fille en décembre 2013.

Dans le portrait que lui a consacré TF1 dimanche soir dans Sept à Huit, elle se souvient que « (les gens) étaient vraiment délicats ». « Les gens ne savaient pas quoi faire. Mais il y a des gens qui ont eu infiniment pire que ça, comme perdre leur famille entière et ne se plaignent pas. Je viens d’une famille qui ne se plaint pas. Ma mère disait “souris et on sourit avec toi, pleure et tu pleures toute seule”. »

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« J’étais très déstabilisée »

Pourtant, après la mort de sa fille, la photographe Kate Barry, dansune chute mortelle du quatrième étage de son appartement, Jane Birkin a passé deux ans réfugiée dans son domicile. Elle reconnaît alors, « c’est vrai que j’étais très déstabilisée. » « Foudroyée même ! » renforce Thierry Demaiziere.

C’est notamment avec la musique de Serge Gainsbourg, son ancien compagnon, que Jane Birkin a repris des forces. Elle estime que « quand on a mis autant de soin à [me] sortir de là, je ne veux pas perdre un instant, pour faire tout ce qu’on doit faire, pour les autres, pour mes autres enfants. »

Depuis octobre 2016, Jane Birkin est en tournée avec un orchestre symphonique. Elle réinterprète les titres de Serge Gainsbourg 25 ans après sa mort.

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